LIBRES PROPOS

 

Les Mosquées de Fès.
Mosquée Karaouiyine
 
 

 


 
 
La Mosquée Karaouiyine est fondée par Fatima El Fihria en 859 et agrandie sous les emirs zenetes en 956. Le minaret est érigé en 955. Le Sultan Almoravide Ali Ben Youssef lui donne ses dimensions actuelles en 1135. Son nom vient du quartier où elle est érigée, quartier habité par des réfugiés originaires de Kairouan. Elle devient la première université du pays et accueille des hôtes célèbres tels l'historien Ibn Khaldoun, le poète et écrivain Ibn al Khatib, le médecin philosophe Averroès, Léon l'Africain.
Dès sa construction, la Mosquée Karaouiyine est devenue le cour de la cité.
Tout autour, les commerçants se sont regroupés par spécialité.
Chaque souk réunit ceux qui vendent un seul type de produits :
Souk des Chrabliyines (babouches), Souk el Henna (henné), Souk Chemaïnes (cierges), Souk el Attarine (épices).

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les artisans sont eux aussi regroupés par quartier et par corporation :
teinturiers, dinandiers (sur la Place Seffarine où se trouve l'entrée de la bibliothèque de la Karaouiyine) , tanneurs, tisserands, menuisiers (sur la Place Nejjarine avec sa célèbre fontaine ornée de zelliges et son fondouk récemment restauré et transformé en musée du bois)


Mosquée des Andalous


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Elle fût élevée en 859-860 par Mariyam, soeur de Fatima el Fihriya.
Ses limites actuelles remontent au temps d'al Nasir l'Almohade.
Les Mérinides la dotèrent d'une fontaine dans la cour et d'une bibliothèque.
Sous les Alaouites Moulay Ismaïl procéda à sa rénovation.

On accède au quartier des andalous par les tanneries de Chouara ou par
Bab Ftouh. Fondée au IXe s., la mosquée des Andalous fut, à l'origine, un simple oratoire. Elle est célèbre pour sa grande porte nord, ornée de zelliges et d'un auvent de bois sculpté.



























La zaouïa Moulay Idriss


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dédiée au saint patron de Fès, elle se trouve entre la place Nejjarine et le souk Attarine est elle abrite le tombeau de Moulay Idriss II fondateur de Fès.
 C'est le premier lieu saint de Fès. Son accès est interdit aux non-musulmans.
Mais en faisant le tour par la gauche depuis la porte des femmes, on peut apercevoir par l'une des ouvertures la cour de la mosquée, puis la salle abritant le tombeau du saint patron et fondateur de la ville.









Mosquée Chrabliyine  
 
 


Fondée par un souverain mérinide , elle se distingue par le plan rectangulaire de la cour qui apparaît comme un retour au type Almohade . Cette mosquée du  XIX ème siècle fut d’ailleurs très remaniée par le sultan Moulay Sliman entre 1793 et 1823 .




Mosquée Boujloud


fut construite sous les Almohades , elle donne sur la place face à Bab Boujloud .





Mosquée L’ hout


ou mosquée des poissons est une petite mosquée sans Minaret à Rahbet Tbane elle possède un bassin ou une rivière souterraine aux eaux limpides .
Dans ce bassin les uns racontent qu’il y ‘avait constamment des anguilles et qu’elles ont fui dès que l’oued fut couvert , d’autres racontent que les aiguilles ont fui le bassin par la faute de poussée du vice .
Maintenant la mosquée est fermée la rivière a tari et il n’est plus question d’aguilles .



Mosquée R’cif  


sur la rive droite entre R’cif et rahbet zbib mosquée R’cif n’était qu’un simple oratoire avant d’être construite sous le règne du sultan Moulay Sliman
au début du XIX ème siècle .



Mosquée Ain KhaiL  


mosquée assez étrange et au minaret octogonal .





Mosquée Ain Azlitane



Mosquée Sidi Khlil

la mosquée et le minaret ont été complètement détruits lors de la percée du R’cif.
 seule la porte subsiste au fond d’une impasse sur Gzam Barkouka.
Cette petite mosquée a été édifiée à la mémoire de Sidi Khalil auteur du Mokhtasar au XVI ème siècle .




Mosquée Bab Guissa  


est construite fin du XVIII ème siècle





Mosquée Sidi Derras  


dans Adoua El Andalous est la petite mosquée au minaret trapu ou le Savant Sidi Ahmed Derras dispensait ses cours.





Mosquée Al Anouar  

Mosquée Al anouar signifie littéralement la mosquée des lumières.
Il s'agit de la mosquée aînée de Adouat al Andalous,construit par moulay Idriss, le fondateur de Fès. Elle fut aussi appelée jamaâ Al Achiakh,en référence aux chefs des tributs locales qui furent les alliés de moulay idriss et les principaux habitants de cette rive. De cette mosquée,il ne reste actuellement que des vestiges qui toutefois constituent un patrimoine archéologique unique à Fès.
Ils témoignent en effet des matériaux et des techniques de construction primitives employés par la premier génération des artisans Idrissides de Fès.

Mosquée Al Oued  


Cette mosquée fut élevée sur les vestiges d'une ancienne médersa mérinide, nommée Al Oued à cause du bras de l'Oued masmouda qui traversait l'édifice .
La fondation de la mosquée eut lieu au XVIII ème siècle sur l'initiative du sultan alaouite Moulay Slimane. Cette mosquée se caractérise par un patio très vaste, d'un plan rectangulaire et agrémenté par des arbres fruitiers qui lui confèrent, conjointement à la rivière,un charme particulier. Il est à signaler que cette rivière a été recouverte depuis des années. Le visiteur peut aussi jeter un coup d'oeil sur les vestiges de la médersa situés derrière la galerie nord du sahn.

Mosquée Sidi Ahmed Tijani

Cette mosquée mausolée renferme le tombeau de l'un des grands saints de la ville.
Sidi Ahmed,descendant du prophète et originaire d'Algérie. Chaleureusement accueilli à Fès par le sultan Moulay Sliman(XVIIIè me siècle),Tijani profita des conditions favorables pour organiser,consolide r et diffuser la Tariqa (confrérie) qui porte son nom: La Tijania.Celle ci se répandit tant au Maghreb qu'en Afrique sub-saharienne. Fès devint ainsi le passage obligatoire des populations de certains pays d'Afrique tels que le Sénégal,le Mali,le Nigéria,qui rendaient visite au tombeau du Cheikh de la Tariqa Tijania. Ils venaient y prier et assister aux réunions de "dikr" dans son admirable mosquée. Ils venaient nombreux
solliciter la Baraka de Sidi Ahmed avant de continuer leur route vers la Mecque.
Le somptueux mausolée Sidi Ahmed Tijani est un lieu hautement vénéré par  la population de Fès. Il est également très visité par ses fidèles pèlerins de
l'Afrique sub-saharienne.


28 avril 2008. 40 ans déjà!
ll y a quarante ans, en 1968, naissait le service national.
Et c'est en 1969 que le premier contingent fit ses premiers "ouahd-tnine" dans les centres d'instruction de l'Armée Nationale Populaire.
Trois de nos amis d'enfance, cousins et voisins nés en 1949 goûtèrent à la primeur de cette pépinière du nationalisme et de la reconstruction de l'Algérie nouvelle.  
Qu'allaient-ils nous raconter à leur retour? Bizarre. Nous voyions mal sous les drapeaux ces tbahdjias rigolos, amis, camarades de classe, cousins. La rigolade garantie! Et c'en fut ainsi.
Je me lève pour rendre un grand hommage à mes amis BENADDA Hadj, alias Rodéo, BELBARI Hamid, ADDA BENYOUCEF Hamma,  BENHADI Djelloul, BERRACHED Mohamed, BELATRECH Harrat et BELARBI Harrat qui nous ont  montré puis ouvert la porte de cette grande école.
Salutations harratiennes.


 


 Je reproduis ici un article paru le 10 février 2005 au journal "El Watan" et qui fait l'éloge d'un des nôtres. Lamdjadani Driss.

Driss Lamdjadani. Ancienne gloire du handball, se reconvertit dans la restauration

Le virtuose aux mains d’or

« Quand les gens sont de mon avis, il me semble que je dois avoir tort. »

Oscar Wilde

Il est de la clique glorieuse des joyeux lurons qui nous ont fait vibrer dans les années soixante. Qui se souvient encore des frères Bouzerar, aujourd’hui quelque part dans la péninsule arabique, Larbaoui, devenu ambassadeur dans une capitale asiatique, Amara le dentiste, El Hachemi, Sayad et les autres ? Le plus célèbre d’entre eux, sans doute, mais membre de cette fine équipe, Driss Lamdjadani, a toujours eu le triomphe modeste. Avec des gestes simples et une voix audible juste ce qu’il faut, il raconte sa longue et riche carrière, sa reconversion réussie, mais aussi les grandes mutations sociales que le pays a connues au cours de ces dernières décades, et desquelles, selon lui, on ne peut dissocier le sport. Le décor est ainsi planté. Dans son restaurant niché en plein cœur de la capitale, l’accueil est aussi courtois que le personnel, sous la conduite de sa charmante épouse aux petits soins avec la clientèle. L’ambiance est plutôt familiale et la silhouette familière du maître de cérémonie donne une certaine solenneité aux lieux. A 58 ans, Driss n’a pas beaucoup changé physiquement, et si vous lui demandez le secret de cette physionomie intacte, il se fend d’un grand rire en précisant toutefois : « J’imagine que quelque part, c’est grâce au sport, même si j’en fais peu. Peut-être la marche que j’affectionne, même au restaurant où je ne reste pas du tout inactif et vous l’aurez constaté. Cela me permet de préserver ma forme. Du reste, je ne peux me plaindre, comme certains de mon âge, des kilos superflus pris. »

Un physique intact

Du métier de restaurateur qu’il exerce avec bonheur, il en parle peu, sinon de manière anecdotique ou pour relever la remarque d’un client qui l’avait résumé en une seule phrase. « Finalement Lamdja, c’est une question de mains. » Cette appréciation, Driss l’a bien accueillie. Il en tire même une certaine gloire car, dit-il, « elle traduit l’attachement à l’artiste de la balle ronde que j’étais, mais aussi au fin gourmet que je n’ai jamais cessé d’être ». Voilà qui a le mérite de la clarté. D’autres personnalités, comme l’actuel ministre du Commerce, Nouredine Boukrouh, vante tout simplement le label « Lamdja ». « C’est avec plaisir, écrit-il, que nous témoignons de la qualité et du sérieux de l’établissement. De même que nous relevons avec satisfaction qu’une ancienne gloire du sport algérien a su se reconvertir dans un art respectable : celui de savoir prodiguer l’hospitalité. » Il y a deux ans, Ahmed Ben Bella lui écrivait en reconnaissance de ses mérites indéniables. « C’est avec émotion que j’écris ces mots en souvenir d’une époque où vous avez enchanté, par votre art, le handball, une époque aussi où nous rêvions tant d’une grande Algérie qu’elle deviendra, j’en suis certain, un jour... » Quant à cet ancien président de la Fédération de handball, « il est clair que Lamdja est de la trempe des joueurs uniques comme on n’en fait plus. C’était le Lalmas de la petite balle et c’est un peu grâce à lui et à d’autres joueurs de son envergure que la petite balle s’est taillée une place de choix dans le sport algérien, juste derrière le foot. »

Autres temps, autres mœurs

Autres temps, autres mœurs. Aujourd’hui, Driss est à l’aise pour dire que la relève a aussi de talent pour s’imposer avec maestria comme ses aînés. Le regard critique qu’il porte sur le hand actuel est plutôt indulgent. « A mon sens, le handball se porte bien. Je parle surtout de l’équipe nationale. Il est vrai qu’on n’a que deux ou trois clubs de haut niveau, que l’infrastructure fait souvent défaut, que parfois il arrive qu’on fasse un mauvais choix des joueurs sélectionnés. L’équipe actuelle n’est pas celle à laquelle nous rêvons. Ce n’est pas le top. Quant aux dirigeants, je pense sincèrement que ce ne sont pas les meilleurs qui sont à la fédération. Des anciens qui peuvent apporter un plus, et je ne veux pas citer de noms, ont été marginalisé. Le ministère a un grand rôle à jouer. On pourrait l’imaginer s’impliquer davantage dans le choix des hommes en imposant, par exemple, des dirigeants intègres et compétents. » Comme on le voit, Lamdja ne veut pas heurter les susceptibilités et provoquer des combats d’arrière-garde qui ne seraient d’aucune utilité à cette discipline. Et lorsqu’on lui demande pourquoi lui-même n’apporte pas sa pierre à l’édifice, là il change carrément de ton. « Notez bien que j’ai déjà fait partie de la fédération. J’étais président de la commission sponsoring. Il y avait Amara Lounès à la discipline. On a été écartés pour, soi disant, absences, alors que d’autres qui s’étaient absentés beaucoup plus que nous n’étaient pas inquiétés. On gênait, alors ils nous ont mis sur la touche. On était des bénévoles et notre manière d’agir n’était pas du goût des carriéristes qui ont fait des fédérations de véritables fonds de commerce. » Lamdja se souvient de la belle époque où le sport scolaire était le creuset du mouvement sportif national tout entier. Le sport pouvait se targuer d’avoir des assises solides. L’artiste en parle aujourd’hui avec une bonne dose de regrets. « Avant, et je parle pour pratiquement toutes les disciplines, l’école était le vivier et le sport scolaire avait droit de cité, ce qui, malheureusement, n’est plus le cas aujourd’hui. Il y avait un engouement particulier. Les stades étaient archicombles. Il y avait une réelle communion entre le public, composé essentiellement de scolaires et d’étudiants, et les équipes. Nous avions réussi à former un bon groupe à l’époque, qui n’était pas aussi fort que l’actuel. L’élément physique est devenu primordial et je suis heureux de constater que la plupart des équipes sont formées d’athlètes aux gabarits impressionnants. Avant, on s’entraînait deux fois par semaine. Le rythme de travail a considérablement évolué. » Lamdja n’en a pour preuve que les résultats enregistrés par les Verts à Tunis, lors de la Coupe du monde. « Lorsqu’on arrive à tenir en échec la Tchéquie, à tenir tête à l’URSS, j’estime qu’on est sur le bon chemin et qu’on n’a pas à jeter des pierres à nos capés. » Il faut persévérer, suggère Driss, qui rappelle qu’à son époque la France n’a jamais pu rivaliser avec l’Algérie. Depuis, les Tricolores ont gravi les échelons pour devenir ce qu’ils sont... D’autres leur ont emboîté le pas, comme les Tunisiens qui sont à une marche du podium mondial. « Algérie-Tunisie de l’époque, je ne vous dis pas, c’était un duel épique plein de passion, une rivalité légendaire, que le terrain de sport, ultime arène, était tenu, malgré tous les risques, d’arbitrer. C’est vrai que c’étaient des matches exceptionnels. Harcha, qui ne contenait que 7000 spectateurs, en recevait presque le double. Aujourd’hui, je suis serein pour dire qu’on va doubler les Tunisiens dans peu de temps, parce qu’ils ont une équipe vieillissante et qu’après avoir mangé notre pain noir durant la décennie du terrorisme, nous émergeons graduellement sur la scène sportive internationale. »

Algérie-Tunisie, des duels épiques passionnels et passionnants

En faisant appel à sa mémoire, Driss se rappelle qu’il n’y a pas que des moments sombres. L’anecdote vient à la rescousse. « A Lagos, en 1973, on avait gagné contre l’Egypte en finale. L’ambassadeur nous a prêté sa voiture. Un policier m’a arrêté. Il m’a demandé de quelle couleur il était. Alors moi, j’ai longtemps hésité de peur de le heurter en lui disant vous êtes noir. Je lui ai dit vous êtes bronzé. Il m’a regardé droit dans les yeux. Mais vous êtes bête, me dit-il. Quand je suis comme ça, je suis rouge ; quand je change de position, je suis vert. Il faisait la circulation. Dépassée l’émotion, on a beaucoup ri ce jour-là. » Les modèles sportifs, il en a plusieurs, mais il insiste beaucoup sur les faits qui l’ont marqué en étant jeune. « La boxe, par exemple, était mon dada. Joe Louis, un véritable phénomène, m’a énormément impressionné. Il me revient en mémoire parce que son vainqueur, un Allemand, vient de décéder aujourd’hui, à l’âge de 99 ans. J’apprécie aussi les Shumacher, Mohammad Ali, Maradona, des êtres exceptionnels qui ont fait la gloire du sport universel... » Que lui inspire l’Algérie de 2005 ? « De l’espoir, beaucoup d’espoir, on est en bonne voie. On voit une diminution substantielle du terrorisme. Les gens commencent à bouger, à sourire dans la rue. On peut dire, adieu tristesse. » Ses contacts avec ses anciens coéquipiers sont maintenus avec plus ou moins de régularité... « Je les vois, mais beaucoup d’entre eux ont choisi de s’exiler. » Est-il d’accord avec leur démarche ? « Chacun est libre de faire ce qu’il veut. Et puis on ne peut empêcher quelqu’un de vouloir améliorer son statut social. Cela dit, je pense que notre sport est en train de se donner graduellement les moyens pour garder ses enfants pour lesquels, faut-il le souligner, il a fait tant et tant de sacrifices. Actuellement, il y a des infrastructures en construction. On voit de plus en plus de techniciens étrangers investir la scène nationale aussi bien au niveau des clubs qu’au sein des sélections. On est en train de remonter la pente petit à petit. S’il est difficile d’accéder au sommet, il est encore plus ardu de remonter la courbe lorsqu’on en descend. C’est notre cas. » Après l’entretien, Driss s’affaire déjà au milieu de ses clients. « On ne peut faire ce métier en dilettante, c’est un combat de tous les instants », admet-il. Parole surprenante venant de quelqu’un qui apparaît pourtant rétif à tout embrigadement. « Sinon, Driss a l’air heureux comme dans un stade », soutient-il au milieu des siens, notamment son épouse et ses trois filles, dont il n’est pas peu fier. « L’une est présentatrice à Canal Algérie, l’autre pilote et la dernière à l’Ecole de commerce. Ce sont des battantes comme leur père. Et bon sang ne saurait mentir. »

- Parcours

Né en 1947. A évolué en Tunisie, à Sfax, où il a joué au football dans les catégories minime et cadet. En 1962, il rentre avec sa famille en Algérie, où il évolue aux Groupes laïques, dans la discipline basket-ball. En 1965, il passe de la balle au panier au handball, où il fait partie de la fringante équipe scolaire du lycée El Idrissi. Passe à l’école des Pères blancs d’El Harrach, où il continue de jouer au handball en remportant le championnat d’Algérie de... cross et en battant le record d’Afrique du 1000 m. En 1967, il rejoint l’équipe nationale qu’il ne quittera qu’en 1979. A son actif, plusieurs titres nationaux, championnat du Maghreb et championnat d’Afrique. A évolué à Annaba, au MCA, à la DNC et à l’Onaco.

Hamid Tahri 


 

18 septembre 2007. Ettahmarite.

Quand je lui ai dit que je suis là pour lui  donner quelques conseils, elle m'a ri au nez et m'a balancé ce "Je ne suis pas tombée avec la dernière pluie. Laisse tes conseils pour toi!!" Et dans un arabe parfait, s'il vous plait. Tu as raison, petite Aïcha, je suis un homme. Et les hommes, c'est... Lis la suite, c'est pour toi.

Je viens de rentrer de la corniche! Une corniche! J'allais dire une corniche "normale". Un adjectif qui me met hors de moi. Des corniches, il y en a tant, chez nous et  de très belles!

Pas une seule famille! Beaucoup de monde.  Seulement des hommes. Bof! "Rodjala"! (des hommes!) Laissez-moi rire! "Clochara". Beaucoup de voitures. Serbili ou n'serbilek! N'serbilek ou serbili! Sers-moi et je te sers! Je te sers et tu me sers. On profite des vacances, de la brise, de la mer et de la paie.

Où sont les femmes et les enfants, ya Rodjla? A la maison! Il fait une chaleur torride et elle ne sort pas, cette femme. Il a  peur qu'elle ne dilapide la paie. Lui, il la consomme. Il boit et... La paie, partie en l'air! Bien traduit: Rahet fi errih!  La rentrée scolaire, les enfants! Tout à crédit! Il a bu la paie.  Le Ramadan approche. Il a bu la paie, madame!  

Et c'est sur cette lamentation que le vagabond va vous révéler son échelle d'"Ettahmarite" (ânerie) qu'il a établi avec.  

   

 

Cette échelle d' "ettahmarite" comprend 15 degrés sur l'échelle du Vagabond:

1- Copier en classe, falsifier les notes du bulletin scolaire, larcins couverts pas la maman, épier les voisins, vols à l'étalage;

2- Tout petchit petchit, on an lui apprend à user de violence pour racketer les autres à l'école;

3- Dénigrer les professeurs et l'école devant ses enfants et menacer un instituteur sur le perron de l'école;

4- Falsification des compteurs d'eau et d'électricité. En présence des enfants s'il vous plait;

5- Dommander à des enfants de vous acheter des cigarettes pour qu'ils apprennent vite à fumer, jeter le sac-poubelle par le balcon, mettre le son à fond des machines à musique; 

6- Mentir sur la marchandise et jurer, puis révéler à ses enfants que c'est ça la vie: yaourts périmés, vol à la pesée dans la majorité des boulangeries, payer la course d'un taxi à l'avance...

7- Vendre la dot (echchart) de sa femme sous la pression, alors qu'elle supplie. Elle la garde, en cas de........maladie du mari ou des enfants. Et encore sous la menace de divorcer, alors qu'elle a une rimbambelle de mômes en bas âge;  

8- Le blasphème, les injures, les crachats, la drague "bessif", le "hahaha" aux filles et couper la route du lycée, faux barrages à dix contre une. Résultat: tous des "Djadjate" (des poules mouillées);

9- Arranger des mariages entre enfants dans le but de perpétuer la fortune; faire des amis dans la haute société pour régler ses affaires au dépens des autres; falsifier des ordonnances  et se faire rembourser des médicaments qu'on  a vendu aux voisins;

10- Le découchage, le racolage,  la forêt, la bouteille de vin rouge, la clochardisation minime, le retour sans argent et recommencer le travail de la terre. On est content et on regrette. Allez comprendre quelque chose, vous!   

 

                          

 

11- Un couteau à  cran d'arrêt dans la poche, un tatouage "Padami" (pas d'amis) ou "Patchons" (pas de chance) , une raffle et il devient "djadja" (poulette). Il achète le maquillage à sa petite profiteuse de copine et l'interdit à sa soeur, tout en voyant en sa petite h'mara (ânesse), une "bent familia" (fille bien éduquée), alors qu'elle le trompe et il le sait.

12- Se soûler, s'ennivrer. Beuverie, ivresse et soûlerie. Se montrer R'djidjel (petit homme), on a l'argent comme les autres. "C'est ça la magie de l'argent. Son odeur fait soûler le hommes" J. Romains. Chez nous, elle les soûle vraiment! 

13- Changer souvent de métier parce qu'on est Rodjla (téméraire) et qu'on a insulté le patron et on lui a montré  de quel bois on se chauffe! Les enfants? Allah est avec eux! La Baraka! La bénédiction du chibani et de la chibania.

14- Essayer de se débarrasser de sa femme, parcequ'on est incapable d'assumer ses responsabilités conjugales et familiales;

15- La maison vendue, la famille se retrouve à la rue, puis la mère se retrouve avec ses enfants chez ses parents et le père...un sans-papier en France! Enfin, Marseille ou Toulouse, pas tellement en France, c'est seulement  au "là-bas chez nous", un pays de mirages.

                     Pour ce qui est des suicides et assassinats de femmes après une déprime que l'on nomme à tort "crime passionnel" pour faire joli, "l'amour, toujours l'amour", ça sort de mon échelle et entre dans l'échelle du djahl (l'ignorance, primitivité) qui ne m'appartient pas.

                     Pauvres femmes! Les hommes boivent l'argent du sac de semoule et  les insultent, les battent, les renvoient, les menacent, les divorcent, les attaquent, les mordent et........leur interdisent le maquillage! Chouf rouhek sur mon échelle et ensuite lève tes yeux sur les femmes. Ettahamarite!

Merci maman pour m'avoir éduqué autrement!  Merci, petite Aïcha et tu as raison, je garde mes conseils à moi.

1er mai 2008. Bonne fête.

 

lI n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine, disait Einstein (1879-1955) . Comme de nourriture et de sommeil, l'être humain a besoin de cultiver son esprit. Une multitude de moyens est mise à sa disposition dont cette toile mondiale qui en plus nous rapproche et nous lie. Les détenteurs de la bêtise humaine ne l'ont pas compris. 

     C'est ainsi que des ignares voudraient s'immiscer même dans la gestion de votre "chez vous". Je mets fin à leurs commentaires. 
    Je suis Harrati, fier de l'être et le crie haut et fort à tous ceux qui veulent me faire passer la pilule  que je suis autrement fait. Je ne suis que Harrati. Et c'est très cool, comme dit Khelifa. J'aime les miens et bien sûr d'autres encore et cela ne regarde que moi. Je le dis poliment et avec insistance, car comme dit un vieil adage afghan : Quand tu lances la flèche de la vérité, trempe la pointe dans du miel. Mon miel est ma bonne éducation. 
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     Je hais l'anonymat lâche et destructeur. Honte à la médisance anonyme.
     Bonne fête du 1er mai à tous les travailleurs qui suent pour notre bien-être et notre confort.


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